Statement by the immigrant movement MIB on the situation in France

Mouvement De L'immigration Et Des Banlieues (MIB)

Translation (published on http://archive.blogsome.com/2005/11/10/migrant-banlieues)

Communique from the "Mouvement de l'immigration et des banlieues":

"Die in peace my brothers, but die in silence, that we perceive but the distant echo of your suffering" Wednesday, November 9, 2005.
"Those who do not understand today the causes of the riots are amnesiacs, blind or both. It has in fact been 30 years that the suburbs have struggled for justice. 25 years that the revolts, the riots, the demonstrations, the marches the public meetings, the cries of anger with precise demands have been formulated.

15 years since the Minister of Cities was created to respond to the exclusion and the social misery of the so-called disadvantaged neighbourhoods. The ministers come and go with their promises: Marshall Plan, Zones Franches, DSQ, ZEP, ZUP, emploi-jeunes, Cohesion Sociale, etc… The suburbs serve as a escapist release for the ministers, the elect and the media, fevered with little murderous phrases on the "no-go zones", "the parental irresonsability", gangsterism, and other "Islamist derivaties".

The inhabitants of these neighbourhoods, and notably the young, are stigmatized and designated as responsable for all the problems of society. It is all too easy to give a lesson in civics and to point the finger at the 'scum' or the 'savages', thus throwing them to populist vindictiveness. And this strategy is all too profitable. The suburbs become an isolated problem, which we leave to the police and the courts to solve. Today, we are presented these 'suburban youth' (signifying black and arab) who are seen as having come to destroy like foreigners laying siege to France.

Nevertheless, from Minguettes (1981) to Vaulx-en-Velin (1990), from Mantes-la-Jolie (1991) to Sartrouville (1991), from Dammarie-les-Lys (1997) to Toulouse (1998), from Lille (2000) to Clichy, the message is clear:

Enough of these unpunished crimes of the police, enough of the suffering silence of millions of families, of men and women, who suffer daily from the social violence, so much more devastating than a burning car.

With the curfew, the government responds by collective punishment and a law of exception that gives full powers to the police. Just sealing the lid on the cooking-pot will mark the memories of our neighbourhoods for a long time.

There will never be peace in our neighbourhoods as long as there is not justice and real equality.

No pacification nor any curfew will keep us from continuing our fight for this, even when the cameras will have ceased rolling.

NO JUSTICE, NO PEACE!
MIB, 11/09/2005
French (published on http://mib.ouvaton.org/article.php3?id_article=127)

" Crevez en Paix mes frères, mais crevez en silence, qu'on ne perçoive que l'écho lointain de vos souffrances ... "
Le mercredi 9 novembre 2005

" Crevez en Paix mes frères, mais crevez en silence, qu'on ne perçoive que l'écho lointain de vos souffrances ... "

Ceux qui ne comprennent pas aujourd'hui les causes des émeutes sont amnésiques, aveugles ou les deux. En effet cela fait 30 ans que les banlieues réclament justice. 25 années que des révoltes, des émeutes, des manifestations, des Marches, des réunions publiques, des cris de colère avec des revendications précises ont été formulés.

15 ans déjà que le Ministère de la Ville a été créé pour répondre à l'exclusion et à la misère sociale des quartiers dits défavorisés. Les Ministres passent avec leurs lots de promesses : Plan Marshall, Zones franches, DSQ, ZEP, ZUP, Emploi-Jeunes, Cohésion Sociale, etc.... La banlieue sert de défouloir pour des ministres, élus et médias en mal de petites phrases assassines sur les " zones de non-droit ", " les parents irresponsables ", la mafiatisation et autres " dérives islamistes ".

Les habitant(e)s des quartiers et notamment les jeunes sont stigmatisés et désignés comme responsables de toutes les dérives de notre société. Ca ne coûte pas cher de donner des leçons de civisme et de montrer du doigt les " racailles " ou les " sauvageons " en les jetant à la vindicte populaire. Et ça peut rapporter gros. Les banlieues deviennent une problématique à part, dont on confie la gestion à la police et à la justice. Aujourd'hui, on nous présente ces " jeunes de banlieues " (sous-entendu ces noirs et ces arabes) qui brûlent comme des étrangers venus foutre le bordel en France.
Pourtant des Minguettes (1981) à Vaulx-en-Velin (1990), de Mantes-la-Jolie (1991) à Sartrouville (1991), de Dammarie-les-Lys (1997) à Toulouse (1998), de Lille (2000) à Clichy, le message est clair :

Assez des crimes policiers impunis, assez des contrôles au faciès, assez des écoles poubelles, assez de chômage programmé, assez de logements insalubres, assez des prisons, assez de hagra et d'humiliations ! Assez aussi des justices parallèles qui protègent les hommes politiques corrompus et qui condamnent systématiquement les plus faibles.

Ces cris là ont été ignorés ou étouffés.

Comme sont toujours étouffées les souffrances silencieuses des millions de familles, d'hommes et de femmes, qui subissent au quotidien des violences sociales bien plus dévastatrices qu'une voiture qui brûle.

A travers le couvre-feu, le gouvernement y répond par la punition collective et une loi d'exception qui donne les pleins pouvoirs à la police. On met le couvercle sur la marmite et cela marquera pendant longtemps les mémoires de nos quartiers.

Il n'y aura jamais de paix dans nos quartiers tant qu'il n'y aura pas de justice et de réelle égalité.

Aucune pacification ni aucun couvre-feu ne nous empêcheront de continuer à nous battre pour cela, même lorsque les caméras auront détourné les yeux…

PAS DE JUSTICE, PAS DE PAIX !
le MIB - 09/11/2005
tel : 01 40 36 24 66

Nous contacter : 45 rue d'aubervilliers 75018 Paris Email : m-i-b@hotmail.fr

Filed 11 November 2005



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